L’inaction peut favoriser les pensées vagabondes et, donc, accroître le sentiment de nervosité. Voilà pourquoi ne rien faire durant une période de stress peut avoir l’effet inverse de l’état de relaxation recherché. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, explique à Catherine Perrin pourquoi il vaut mieux dormir avant de chercher l’inaction.

« Croyez-moi, votre cerveau va dire : « Moi, ça ne me tente pas de ne rien faire », parce que le cerveau adore être stimulé. La preuve, c’est que vous rêvez quand vous dormez », souligne Sonia Lupien.

Le ruminement qui envahit

La chercheuse décrit les pensées vagabondes comme des idées envahissantes qui n’ont aucun rapport avec les gestes que l’on est en train de poser au moment de leur apparition. « Elles peuvent être soit positives, soit négatives. On peut ruminer sur le passé, anticiper l’avenir, penser au fait qu’il faut aller acheter des tomates… »

Elle dit aussi : « Récemment, les chercheurs se sont beaucoup intéressés aux pensées vagabondes et ils ont montré qu’en moyenne, 50 % de notre temps d’éveil leur est consacré. […] Les études ont mis en évidence que les pensées vagabondes sont associées à une baisse d’efficacité et à une hausse des pensées négatives. Plus une personne a de pensées vagabondes, plus elle réagit fortement à un stress. »

Il est également question d’un outil de détection de fausses nouvelles de l’Agence Science-Presse.